"peintures - sculptures"Lionel Guibout

Galerie Fred Lanzenberg
9, avenue des Klauwaerts - Etangs d'Ixelles - 1050 Bruxelles
tél. +32(0)2 647 30 15 - gsm +32(0)475 73 40 15 E:


11 January > 28 February, 2018
![]() Endless Landscape - 2014 - 90 x 60 cm - lavis, pierre noire et rehauts de blanc sur fibre |
![]() Trente ans de réflexion - 1983 / 2016 - 22 x 24 cm - huile sur papier marouflé sur toile |
![]() Lionel Guibout, Instellation view |
Si l’oeuvre de Lionel Guibout n’est exposée à la galerie Fred Lanzenberg que depuis 2013, elle a été montrée auparavant dans de nombreux pays, principalement en France, Allemagne, Italie, Chine et Dubaï depuis le début des années 80.
De nombreuses étapes jalonnent son parcours, en particulier le travail consacré au Radeau de la Méduse.
Tout en poursuivant le cycle entamé avec son premier voyage en Islande Endless Landscape, des oeuvres sont exposées maintenant pour la première fois sous l’appellation : trente ans de réflexion.
Il s’agit de petits formats en grands nombre qui ont été peints il y a trente ans et revisités récemment.
Le travail de jeunesse très matiériste, très coloré n’était pas exempt de l’influence de la peinture de cette époque.
Il en a gardé la fougue tout en ajustant l’oeuvre à l’expérience acquise, aux préoccupations plus récentes.
Le travail de Lionel Guibout tient de l’archéologue. Il fait des relevés. Il prend des empreintes des lieux qu’il traverse.
En résultent les lavis, pierre noire et pastels. Plus récemment les sculptures qui ont l’apparence de bois fossilisés.
Un catalogue est en cours de réalisation.
Ci-joint la préface
Lionel Guibout
Une peinture sans limite.
Il y a longtemps que les artistes ont cherché à sortir du cadre qui leur est imparti. Dans un premier temps, il s’agit d’élargir le plus possible les dimensions de ce qui était la peinture de chevalet. Les grands espaces correspondent bien à l’Amérique que nous découvrons. Les Ecoles de peinture se succèdent. Celle qui se détache le plus des entraves est sans doute la Colorfield painting. Mais aussi grands soient les espaces dans lesquels la peinture s’exprime et aussi libérée soit-elle de toute représentation qui limite la lecture, il faut à un moment donné qu’elle aille au grand air. Et l’Art a fait corps avec le paysage dans ce que l’on appelé le Land Art.
Lionel Guibout intervient dans la Nature et dépasse toute limite.
Mais alors que d’autres artistes la contrarient, tels Jean Vérame qui peint en bleu des massifs montagneux,, Christo qui emprisonne les sites ou architectures et, ce faisant, les dénature, Uriburu qui peint en vert émeraude le Grand Canal à Venise, Lionel Guibout la respecte. C’est de ce qui fait son originalité.
Sous l’appellation Endless Landscape, il va sillonner les paysages d’Islande et faire corps avec eux. Son travail va consister à en prendre l’empreinte tout en les laissant vierge de son passage. Cette première empreinte consistera en une fibre de 27 mètres de long qui épousera tous les reliefs du terrain. C’est cette empreinte qu’il nous rapportera pour nous faire partager la fascination qu’il a éprouvée.
Retour à l’atelier. Comme si l’infiniment grand et l’infiniment petit se rejoignaient, il va se livrer à un nombre impressionnant de petits formats, fragments de mémoire. Il y eu les Natura Oscura encre et pierre noire, paysages proches de l’abstraction, qui se complètent l’un, l’autre. Et, là, une constatation s’impose. Lorsque l’artiste les monte dans son atelier, ils sont juxtaposés. On pourrait croire par manque de place. En réalité pour ne plus faire qu’un seul tableau. A nouveau le sentiment d’immensité. Ces oeuvres sont consécutives, faut-il le rappeler, à son voyage en Islande. Pour moi, ces fusains et mine de plomb, les suies ne sont pas sans rappeler les éruptions qui y sont fréquentes.
Les aurores boréales ne seront pas sans effet sur les oeuvres qui suivront, à savoir les pastels.
On en arrive aux huiles de petit format, aboutissement d’un travail commencé il y a 30 ans, revu maintenant avec l’expérience du temps écoulé. La Peinture est prépondérante. La Matière en fusion annonçait-elle déjà les scories volcaniques de la série Catch the fire. Ou est-ce d’avoir revisité son travail que nous l’appréhendons comme tel.
Chaque fragment fait partie d’une large vision d’ensemble, d’un puzzle que l’on pourrait assembler en de nombreuses combinaisons.
Car tout est mouvant, vivant.
De nombreuses étapes jalonnent son parcours, en particulier le travail consacré au Radeau de la Méduse.
Tout en poursuivant le cycle entamé avec son premier voyage en Islande Endless Landscape, des oeuvres sont exposées maintenant pour la première fois sous l’appellation : trente ans de réflexion.
Il s’agit de petits formats en grands nombre qui ont été peints il y a trente ans et revisités récemment.
Le travail de jeunesse très matiériste, très coloré n’était pas exempt de l’influence de la peinture de cette époque.
Il en a gardé la fougue tout en ajustant l’oeuvre à l’expérience acquise, aux préoccupations plus récentes.
Le travail de Lionel Guibout tient de l’archéologue. Il fait des relevés. Il prend des empreintes des lieux qu’il traverse.
En résultent les lavis, pierre noire et pastels. Plus récemment les sculptures qui ont l’apparence de bois fossilisés.
Un catalogue est en cours de réalisation.
Ci-joint la préface
Lionel Guibout
Une peinture sans limite.
Il y a longtemps que les artistes ont cherché à sortir du cadre qui leur est imparti. Dans un premier temps, il s’agit d’élargir le plus possible les dimensions de ce qui était la peinture de chevalet. Les grands espaces correspondent bien à l’Amérique que nous découvrons. Les Ecoles de peinture se succèdent. Celle qui se détache le plus des entraves est sans doute la Colorfield painting. Mais aussi grands soient les espaces dans lesquels la peinture s’exprime et aussi libérée soit-elle de toute représentation qui limite la lecture, il faut à un moment donné qu’elle aille au grand air. Et l’Art a fait corps avec le paysage dans ce que l’on appelé le Land Art.
Lionel Guibout intervient dans la Nature et dépasse toute limite.
Mais alors que d’autres artistes la contrarient, tels Jean Vérame qui peint en bleu des massifs montagneux,, Christo qui emprisonne les sites ou architectures et, ce faisant, les dénature, Uriburu qui peint en vert émeraude le Grand Canal à Venise, Lionel Guibout la respecte. C’est de ce qui fait son originalité.
Sous l’appellation Endless Landscape, il va sillonner les paysages d’Islande et faire corps avec eux. Son travail va consister à en prendre l’empreinte tout en les laissant vierge de son passage. Cette première empreinte consistera en une fibre de 27 mètres de long qui épousera tous les reliefs du terrain. C’est cette empreinte qu’il nous rapportera pour nous faire partager la fascination qu’il a éprouvée.
Retour à l’atelier. Comme si l’infiniment grand et l’infiniment petit se rejoignaient, il va se livrer à un nombre impressionnant de petits formats, fragments de mémoire. Il y eu les Natura Oscura encre et pierre noire, paysages proches de l’abstraction, qui se complètent l’un, l’autre. Et, là, une constatation s’impose. Lorsque l’artiste les monte dans son atelier, ils sont juxtaposés. On pourrait croire par manque de place. En réalité pour ne plus faire qu’un seul tableau. A nouveau le sentiment d’immensité. Ces oeuvres sont consécutives, faut-il le rappeler, à son voyage en Islande. Pour moi, ces fusains et mine de plomb, les suies ne sont pas sans rappeler les éruptions qui y sont fréquentes.
Les aurores boréales ne seront pas sans effet sur les oeuvres qui suivront, à savoir les pastels.
On en arrive aux huiles de petit format, aboutissement d’un travail commencé il y a 30 ans, revu maintenant avec l’expérience du temps écoulé. La Peinture est prépondérante. La Matière en fusion annonçait-elle déjà les scories volcaniques de la série Catch the fire. Ou est-ce d’avoir revisité son travail que nous l’appréhendons comme tel.
Chaque fragment fait partie d’une large vision d’ensemble, d’un puzzle que l’on pourrait assembler en de nombreuses combinaisons.
Car tout est mouvant, vivant.

Opening :
jeudi 11 January 14h to 19h